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Réunion pour un Collectif Anti Expulsion à Lyon
Mardi 18 Février à 18 H 30 à la Duende, Lyon 7ème
lundi 10 février 2003
Depuis des années les gouvernements successifs expulsent les sans papiers dans l’indifférence générale. L’arrivée au pouvoir de Sarkozy ne fait qu’aggraver la situation.
Les expulsions ont souvent de graves conséquences. Récemment (fin décembre 2002) un argentin de 52 ans, Ricardo Barrientos, est décédé lors de son expulsion de Roissy vers Buenos Aires suite à des violences policières. Encore plus récemment (le 18 janvier) un somalien de 24 ans, Getu Hagos Mariame, décéde lui aussi au cours d’une expulsion musclée. Et tout cela dans un impressionnant silence médiatique.
Mais ces cas extrême ne doivent pas nous faire oublier qu’un grand nombre d’expulsions sont violentes et que trop souvent c’est la prison ou même la mort qui attend les expulsés au bout du voyage. Quoi qu’il en soit c’est le principe même des expulsions que nous trouvonsinacceptable.
Si la lutte politique pour les régularisations est indispensable, elle ne peut aboutir immédiatement et il reste parfois nécessaire, poursauver des vies, d’agir dans l’urgence.
Nous avons donc décidé de nous mobiliser sur la question des expulsions et nous appelons à une réunion pour la mise en place d’un Collectif Anti Expulsion sur Lyon.
Mardi 18 Février à 18 H 30 à La Duende
91 Rue Montesquieu Lyon 7ème.
Métro Saxe Gambetta

4 décembre 2004, 15:26
Squat de Cachan : Pétition de soutien
http://www.forum-valdebievre.ras.eu...
Squat de Cachan
Pétition de soutien
Signer la pétition - Voir les signataires
Depuis 18 mois, les « mille de Cachan » occupent le bâtiment F de la résidence du CROUS de Cachan, promis à la démolition. Au mois d’août, les pouvoirs publics ont annoncé aux résidents qu’ils renonçaient à une expulsion par la force au profit d’une solution basée sur le dialogue et l’examen des situations individuelles.
Les premières réponses concrètes apportées par la Préfecture du Val de Marne concernent les résidents du 5ème étage, le premier à avoir fait l’objet d’un examen et se divisent en 3 catégorie :
La réponse apportée aux demandes de régularisation est inacceptable. Contrairement à ce qui avait été annoncé par la préfecture du Val de Marne et à ce qui s’est fait dans plusieurs problèmes similaires ces derniers mois, il n’y a eu aucune « interprétation bienveillante » des critères fixés par la loi permettant une régularisation de droit. Les seules personnes régularisées (4 sur 44) pouvaient justifier de plus de 10 ans sur le territoire français et donc prétendre à une régularisation de droit. En revanche parmi les non-régularisés se trouvent des personnes présentent sur le territoire français depuis plus de 7 ans, dont des familles avec enfants.
Les 40 personnes n’ayant pas été régularisées se sont vues délivrés un APRF qui a transformé en un piège leur acceptation du dialogue proposé par la Préfecture du Val de Marne et du recensement qui a suivi. Parmi eux, il y a notamment des Ivoiriens, dont des familles, dont la vie ou la liberté peuvent se trouver menacée en cas de retour dans leur pays, et ce en contradiction avec la Convention Européenne des Droits de l’Homme et la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, ratifiées par la France.
La préfecture du Val de Marne, par son attitude dans la gestion du dossier, risque de réduire à néant l’effort de dialogue engagé au mois d’août. Elle a annoncé sa décision de procéder à une évacuation, y compris par la force, de l’ensemble du 5ème étage à partir du 1er décembre, quelque soit les problèmes rencontrés dans la mise en œuvre des décisions, particulièrement pour le relogement. Les personnes qui n’auraient pas pu être relogées à cette date se verront proposer un hébergement provisoire en hôtel en attendant le relogement définitif. Alors qu’il est possible de maintenir les résidents sur place et que les principaux partenaires sont d’accord, ce calendrier imposé par la préfecture n’est pas acceptable : la proposition d’un relogement visait à sortir les gens de la précarité, il serait incompréhensible de commencer par les y remettre.
Nous, les signataires, voulons exprimer notre soutien aux justes revendications des résidents :
Signer la pétition - Voir les signataires
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